L’intimité d’ATC : Saison 1 / Épisode 1

L’intimité d’ATC : Saison 1 / Épisode 1

Focus sur une des expertises de notre métier :
LA COLORIMETRIE

Partie prenante dans la recherche et le développement numérique d’ATC et Responsable du Flux Numérique, Pierre Gaimard nous dévoile les secrets de la colorimétrie.

 

En tant que responsable colorimétrie d’ATC, peux-tu m’expliquer le cœur de ton métier ?

Ma mission principale est de calibrer et de normaliser l’ensemble de notre flux de production. L’objectif est d’offrir à nos clients sur notre production courante, la meilleure qualité d’impression possible, de leur garantir une cohérence des couleurs quelle que soit la machine et le support d’impression ainsi qu’un maximum de stabilité dans la répétition de ces couleurs dans le temps et ce dans un environnement où les machines et les supports d’impression évoluent constamment.

Je travaille également régulièrement sur la calibration de teintes précises selon les nuanciers RAL, NCS, Pantone, ou autres échantillons.

 

Par quels procédés parviens-tu à garder une parfaite cohérence entre tous les supports imprimés ?

La normalisation et la standardisation de notre flux est la première étape mais cela ne fait pas tout : en effet malgré la calibration et l’ajustement régulier des profils d’impression, il subsiste toujours des incohérences entre les travaux imprimés, j’ai donc souvent recours à des réglages « manuels » ou des astuces afin d’affiner le résultat.

FOGRA

 

Quelles sont les exigences de la clientèle ATC ?

Nos clients n’ont pas tous les mêmes besoins. Cependant, avec l’évolution de notre métier, le respect des couleurs imprimées selon un standard ou une référence précise est devenue un réel besoin. Ce qui fait notre force, ce sont justement les moyens techniques mis en œuvre pour obtenir ce résultat. Ainsi aujourd’hui, lorsqu’une marque lance une campagne de communication, nous sommes en mesure de lui garantir un résultat identique aux épreuves fournies et une parfaite cohérence des couleurs imprimées quel que soit le support et la technologie d’impression.

 

Penses-tu que la colorimétrie est un critère de différenciation pour les entreprises d’impression sur ce marché très concurrencé ?

Oui je dirais que c’est un critère majeur de différenciation, principalement pour les grands donneurs d’ordre. En effet, aujourd’hui nos clients ont les mêmes exigences envers le numérique qu’envers l’imprimerie traditionnelle. Ils attendent de nous une grande précision dans le respect des couleurs mais aussi une garantie dans la vérification de celles-ci tout au long du process de production.

Il y a également l’aspect économique pour notre entreprise : un travail approfondi sur la calibration des systèmes d’impression permet également d’obtenir une baisse substantielle de notre consommation d’encre et donc de nos coûts de revient tout en conservant une très belle qualité d’impression.

 

Quel investissement nécessite la colorimétrie ?

Tout dépend de l’objectif que l’on se fixe au départ. Chez ATC, nous avons fait de ce sujet une de nos priorités ce qui a engendré le déploiement de moyens importants. En effet, non seulement cet aspect de mon métier nécessite une personne qualifiée, mais aussi beaucoup d’investissement en temps, matière et équipements. Investir dans la colorimétrie revient à investir dans une belle machine de production et ce choix n’est pas toujours évident au départ. Avec du recul, ce choix s’est imposé comme une évidence.

 

 Tu travailles depuis 15  années chez ATC, comment ton métier a-t-il évolué ?

Lorsque j’ai débuté chez ATC, la colorimétrie n’était pas réellement un sujet de préoccupation. Nous cherchions surtout à imprimer plus vite et plus grand…

Les premiers Rip géraient la couleur de façon très approximative, et les fichiers que nous recevions étaient souvent mal construits. En effet le numérique en était à ses débuts et personne ne connaissait réellement notre métier. Puis, les constructeurs ont fait évoluer leurs machines, les Rip, nous avons vu arriver les premiers fichiers PDF, format qui est devenu le standard. Nous avons commencé à nous former sur la gestion de la couleur et la standardisation de nos flux de production.

Aujourd’hui, notre métier est complètement transformé : les documents qui nous sont envoyés sont, la plupart du temps, bien préparés et nos donneurs d’ordres connaissent bien notre métier et nos contraintes. Nous sommes équipés de systèmes de gestion de la couleur performants et de machines high-tech qui permettent de restituer les couleurs avec une grande précision.

 

 

 

 

Les commentaires sont fermés.